Acheter ou vendre en zone inondable

Qui n’a jamais rêvé d’habiter au bord de l’eau ? Une jolie maison avec vue sur la Marne, un verre à la main, installé sur la terrasse au coucher du soleil… 🌅
Mais derrière ce décor de carte postale se cache parfois une réalité plus complexe : le risque d’inondation.

Les départements de Paris et du Val-de-Marne sont traversés par la Seine et la Marne. Ce cadre peut sembler idyllique… sauf lorsqu’il devient une zone à risque. Alors, faut-il acheter ou vendre en zone inondable ? Voyons ça ensemble !

Acheter ou vendre en zone inondable ?

1- Comment reconnaitre les zones inondables ?

Avant toute acquisition, le vendeur doit vous fournir un plan de prévention des risques (PPR). Ce document vous informe sur les menaces naturelles, notamment les crues. Ce n’est pas une solution, mais un outil d’information précieux.

Le PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation) classe les terrains selon leur niveau d’exposition :

  • Zone blanche : aucun risque

  • Zone bleue : risque modéré, constructions autorisées avec adaptations (ex : plancher surélevé)

  • Zone rouge : risque élevé, constructions interdites. Les habitations antérieures à 1995 peuvent cependant rester occupées.

2- Vendre en zone inondable

Si vous êtes vendeur, la transparence est obligatoire. Vous devez :

  • Remettre la liste des risques naturels

  • Indiquer si vous avez reçu des indemnisations pour catastrophes naturelles

  • Informer l’acheteur de tout sinistre passé

Un logement ayant subi une inondation peut freiner certains acheteurs. Mais il est possible de les rassurer ! Mettez en avant les aménagements réalisés (batardeaux, pompes, rehaussement des seuils, etc.).

🔎 À noter : dans les zones tendues comme en Île-de-France, l’impact sur le prix reste souvent limité malgré le risque.

3- Acheter en zone inondable

Vous avez eu un coup de cœur pour une maison en bord de Marne ? Avant de signer, voici deux cas à considérer :

Cas 1 : Le bien a déjà subi une inondation

Vous prenez le risque d’un nouveau dégât des eaux, et vous pourriez rencontrer des difficultés lors d’une future revente.
Le prix demandé devrait déjà tenir compte de cette situation. Vous pouvez tout de même négocier une baisse supplémentaire.

Cas 2 : Le bien est situé dans une zone à risque, mais sans antécédents

Dans ce cas, informez-vous !
Demandez au vendeur et à la mairie les protections mises en place (murets, pompes, alertes automatisées…). Ces informations vous permettront d’acheter en toute connaissance de cause.

4. Quels dispositifs pour prévenir les inondations ?

Les communes du Val-de-Marne ont mis en place des mesures concrètes depuis les crues historiques (notamment celle de 1910).

À Joinville-le-Pont par exemple :

  • 450 brèches colmatées le long des berges

  • Installation de batardeaux et murets anti-crue

  • Mise en place d’une vanne hydraulique pour baisser le niveau de la Marne jusqu’à 70 cm

  • Stations de pompage temporisées en cas de crue, pour éviter les reflux et maintenir la potabilité de l’eau

  • L’usine d’eau potable de Joinville continue de fournir la moitié de Paris, même en période de crue !

Ces efforts permettent d’habiter dans des zones autrefois sensibles avec une meilleure sécurité.

Sachez qu’en cas de crue, les stations de pompage sont stoppées pour maintenir la potabilité de l’eau ! Ainsi le réseau d’assainissement est également protégé par des batardeaux, l’usine d’eau de paris à Joinville le Pont traite et fournit la moitié de la capitale. 

Conclusion : acheter en zone inondable, c’est possible… mais avec précaution

Oui, vous pouvez acheter en bord de Marne sans craindre pour votre sécurité ou votre investissement.
Mais il faut prendre le temps de s’informer, d’évaluer les risques et de sécuriser l’achat par des vérifications concrètes.

👉 Que vous soyez acheteur ou vendeur, l’essentiel est d’être bien accompagné. Faites-vous conseiller par des professionnels connaissant le secteur, les réglementations locales, et les mesures de prévention.